Le quartier de Raborive

Raborive faisait partie de Harzé jusqu'en 1818, date à laquelle il fut échangé contre Piromboeuf. Il n'a depuis lors jamais cessé de faire partie de l'entité d'Aywaille.

Hormis la maisonnette mieux connue sous l'appellation «La Mohinette», la scierie
de marbre et de granit et une habitation ayant appartenu jadis à la SNCB il n'y a aucune autre habitation dans ce quartier isolé.

Les 2 habitations de Raborive et les carrières vers 1904.
 

Dans les années 60-70, il existait à Raborive une piste de karting très fréquentée par les amateurs de ce sport.



Ci-dessus, départ d'une course de kart.

Ci-dessus, la Mohinette aujourd'hui restaurée et ci-dessous,
la même habitation probablement construite vers 1750
.

Comme le dit la légende de Marcellin La Garde, cette habitation aurait servi en 1797,
de retraite à un noble français ainsi qu'à son épouse, tous deux immigrés. Serait-ce parce qu'ils auraient pu être impliqués dans la conspiration royaliste brisée par le coup d'état du 4 septembre 1797 qu'ils furent assassinés par les agents de la police du Directoire ?

Des «on dit» rapportent qu'il existait jadis un tunnel souterrain reliant la cave de cette habitation au château des 4 fils Aymon. Rien n'est moins sûr bien évidemment !

Aujourd'hui nommée «Carrière de Vinalmont», la scierie de marbre et de granit de Raborive à durant de nombreuses années été connue sous l'appellation «Carrières De Mont & van den Wildenberg» Elle existe depuis 1910. La scierie est réputée pour le polissage du marbre. Le traitement de la pierre calcaire décorative est utilisée dans de nombreuse abbayes. Le château de Harzé fut un des premiers édifices de la région d'Aywaille à utiliser le marbre et le granit décoratifs pour ses aménagements intérieurs.

Au cours du XVIIe siècle, l'endroit était occupé par des forges mues par l'eau de l'Amblève toute proche. Le site comprenait également des fours servant à affiner le fer.

 

La plus ancienne des dépendances de la carrière, construite vers 1910.

Une partie des bâtiments actuels.

Une partie du site d'exploitation de la carrière.

Utilisation de la force motrice de l'eau de l'Amblève.

 

Village de Martinrive

© Jacques Schoumakers