A Aywaille, la fête de la Saint Hubert.

Saint Hubert, un peu d'histoire ...

Né vers l'an 665, arrière petit-fils de Clovis, ce prince était connu pour la vie trépidante qu'il menait. Très insouciant, Hubert ne s'inquiétait guère de la Foi chrétienne. Il était davantage préoccupé par la vie mondaine. Les sentiers de la chasse et la traque du gros gibier constituaient ses loisirs favoris.

Son histoire nous rapporte qu'il eut un jour une vision pour le moins particulière alors qu'il chassait un vendredi saint : il aurait aperçu le corps de Jésus crucifié entre les bois d'un cerf...

Dès lors, Hubert prit conscience qu'il eut été plus judicieux et plus utile pour son âme de s'engager dans la voie du sacerdoce. De là naquit sa légende.

Vers l'an 765 Lambert, alors évêque de Tongres-Maastricht fut assassiné à Liège dans des circonstances pour le moins étranges. Liège n'était alors qu'une simple bourgade. La place actuelle ainsi que l'église toute proche prirent par la suite le nom de cet évêque. Beaucoup d'archives relatives aux événements de cette époque n'avancent curieusement que des dates très approximatives face à certains faits.

Après le décès de Saint Lambert, Hubert devint évêque de Liège et par la même occasion, le patron des chasseurs mais également l'un des saints les plus populaires du calendrier catholique. Il est considéré comme l'un des principaux fondateurs de la ville de Liège.

Sa mort remonte au 30 mai 727, à Tervuren. Il fut enseveli en la collégiale Saint Pierre de Liège. Le 3 novembre 743, Floribert lui ayant succédé comme évêque de Liège, porta ses reliques devant l’autel.

C’est à l’anniversaire de cette cérémonie que fut fixée sa fête. Quelques dizaines d'années plus tard, l'évêque Walcaud prit la décision de faire don d'une partie de ses reliques, dont l'entièreté du corps de Saint Hubert, au monastère d'Andage.

Par la suite, le village d'Andage se mua en Saint Hubert. C'est dès lors que la légende de Saint Hubert connut l'expansion largement vénérée  de nos jours. A l'heure actuelle encore, Saint Hubert est souvent invoqué pour guérir la rage et la démence.

Le 9 novembre 2008, fête de la Saint Hubert à Aywaille.

Comme chaque année et traditionnellement depuis 1973, la bénédiction des cavaliers, des chevaux, des chiens et des attelages s'est déroulée dans les bois alentour de la Chapelle Sainte Anne des Pouhons à Harzé. Cette manifestation promue par notre ancien mayeur, Joseph Bonmariage, tend cependant à perdre sa popularité. Aux dires de plusieurs bribes de conversations glanées sur le site de la manifestation, il semble que les participants sont moins nombreux d'années en années.

Voilà en tous cas, un autre signe précurseur de la disparition des traditions d'antan.

Il faut cependant rendre un chaleureux hommage à Monsieur Joseph Bonmariage qui, depuis de nombreuses années, s'est investi sans compter afin de populariser ces réjouissances.

Comme certains textes le prétendent par ces mots "Le culte de Saint Hubert - chasseur" s'était surtout développé sous l'influence des amateurs de vénerie, autrement dit des aristocrates, pour qui la chasse, préfiguration de la guerre, était l'occasion de faire valoir leurs vertus de classe : la bravoure, l'intrépidité, la virtuosité dans le maniement des armes. La chasse jouait donc un rôle important dans la culture aristocratique.

Ces valeurs, pour autant qu'elles en fussent, ne devraient malheureusement plus exister de nos jours mais elles perdurent, visant ainsi à encore créer une distinction entre riches, faux riches et pauvres ...

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Les attelages commencent à arriver.


Dans les prairies adjacentes, plusieurs attelages attendent la bénédiction.


Des sonneurs de cors de chasse attendent le moment opportun.


Autre vue des badauds présents.


D'autres attelages.


Le brasier dont les cendres alimenteront le barbecue géant.

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